Présentation // Mot du président

La pratique de l’aile delta est probablement, aux dires de ceux qui ont déjà eu la chance de goûter à de multiples activités aéronautiques, celle qui se rapproche le plus du vol de l’oiseau. La position de vol couché ventre, le sentiment de faire corps avec une machine qui réagit avec vivacité, des vitesses de vol qui peuvent varier de 30 à plus de 100km/h contribuent pour beaucoup au pur plaisir qui reste quand les appréhensions se sont dissipées ou tout au moins sont maîtrisées et que peu à peu l’air s’apprivoise.

Revers de la médaille, la logistique est plus lourde que celle du parapente, Au sol l’aile est lourde et encombrante, le pilotage couché est sûrement moins confortable et plus fatigant, les atterrissages sont un peu plus techniques mais tout cela est vite oublié lorsqu’on est en l’air…L’apprentissage lui-même peut sembler rebutant mais chaque étape de la progression, de la première sensation de sustentation à la maîtrise parfaite du pilotage apporte son lot de satisfactions. Même le pilote aguerri qui retrouve sur la pente le confort et la facilité des ailes de début savoure ses simples petites descentes en air calme.

Les pratiques sont variées, du petit vol contemplatif d’hiver ou de fin de journée, au vol engagé de performances de près de 10 heures dans des contrées surchauffées et hostiles, en passant par la pratique du biplace, de l’acrobatie, chacun pourra y trouver son compte.

Bruno Capelle